COMPTE-RENDU : Voyage à Strasbourg du 15 octobre 2019

Réseau pro

Le 25 octobre dernier, la délégation Grand Est de l'ADBS a organisé un voyage à Strasbourg sur le thème de la médiation numérique.  

 

 

 

 

 

STIMULTANIA

Stimultania est un pôle de photographie, qui organise des expositions d'artistes photographes. Elles abordent un large spectre de thématiques, toutes sont engagées, elles suscitent la curiosité, interrogent et offrent la possibilité de prendre position. La structure associative existe depuis 1987. 

En 2010, Stimultania a développé un outil d'observation et de critique d'image : LES MOTS DU CLIC, un jeu composé de 94 cartes-mots illustrées, qui permet de prendre le temps (1h) d'analyser une photo (ou affiche), en s’arrêtant sur  6 catégories comprenant trois niveaux de complexité. Le nom de “clic” vient du bruit de l’obturateur.

« Notre vraie première langue ce n’est pas l’arabe, le français ou l’anglais, c’est l’image. » — Plantu.

Cet outil peut être utilisé avec des personnes qui ne savent pas lire ou qui ne connaissent pas le français car l’aspect visuel sert de support pour parler. Le jeu se déroule ainsi : dans un premier temps on aborde la forme de l'image (caractéristique et apparence), puis des notions d'espace et de temps, pour enfin terminer par les intentions de l'artiste (volonté et référent).

Ce jeu se joue de manière collective, il n’y a ni gagnant ni perdant, donc pas de bonne ou de mauvaise réponse, pas non plus de hiérarchie dans les propos des participants, chacun s'exprime selon son bagage culturel et de vie. La seule contrainte est qu’à la fin du tour de table, , pour chaque catégorie, les participants doivent se mettre d'accord sur une carte. La deuxième manche est constituée d'une phase écrite, les participants doivent mettre en mots leur interprétation de la photo, en utilisant les mots des 6 catégories sélectionnés dans la manche orale.

Ce jeu se joue entre 2 et 7 joueurs, à partir de 6 ans. Le but est de ne rien connaître de la photo pour ne pas orienter la partie, puis le médiateur apporte des informations sur le contexte ou artiste en fin de partie.Ce jeu a été inspiré d'un outil développé par les musées de la ville de Strasbourg : les "mots passe-frontière" et conçu avec la collaboration de représentants de la délégation pour la langue française et les langues de France, et d'une illustratrice spécialisée en didactique visuelle, Jennifer Yerkes. Le jeu est commercialisé, il est vendu aux établissements scolaires, aux structures culturelles, aux services de formation de rectorats, à des musées (pour les actions de médiation), à des structures médico-sociales…

Questions des participants : 

Q : Quelles sont les traces qui subsistent après une partie ? 
R : Nous utilisons un feuillet sur lequel les participants prennent des notes pendant la session et écrivent leur texte. Il est plutôt à destination des scolaires. Les textes obtenus lors de la deuxième manche sont mis en ligne sur la page dédiée à l'outil sur le site internet de Stimultania.

Q : À quel public le jeu est-il destiné ? 
R : L’outil a été mis sur le terrain en 2013 et a beaucoup été testé avec des scolaires  comme support de visite d'exposition, mais aussi en prison, dans des centres médico-sociaux, avec des primo-arrivants, ou en milieu hospitalier. 

Q : Comment est constituée l’équipe de Stimultania ?
R : L’équipe est constituée de 5 personnes, et scindée en 2 pôles : à Strasbourg et dans une antenne à Givors, qui est centrée sur des résidences d'artistes, et la création d’artistes en collaboration avec les publics. Il y a une directrice, une chargée des publics, une chargée de design graphique à Givors ; une chargée des expositions et une chargée du développement du jeu LES MOTS DU CLIC à Strasbourg.

Q : Avez-vous eu des retours des utilisateurs qui ont acheté le jeu ?
R : Nous avons des retours très positifs des différents utilisateurs du jeu. Cependant il est difficile d’avoir des retours sur les adaptations mises en place par les acheteurs.  

Nous avons testé l’outil lors d’une partie de test d’après l’image suivante : 

Lors de la 1° phase, qui est une phase orale, il s’agissait de choisir parmi plusieurs mots proposés,  et pour chaque catégorie, celui qui convenait le mieux à la photographie montrée pour correspondre aux 6 thématiques :

  1. Caractéristique : les participants avaient proposé : lumière / détail / construction 
    => nous avons choisi construction

  1. Apparence : les mots proposés étaient : silencieux / isolé / partage / vide (épure) / opposé
    => opposé

  1. Temps : simultanément / crescendo / après 
    => crescendo

  1. Espace : les participants étaient unanimes pour choisir : à travers 

  1. Volonté : interroger / susciter / émouvoir 
    => susciter (émotion et interrogation)

  1. Référent : sentiment / quotidien / réalité 
    => sentiment

Puis lors de la 2° phase, nous avons élaboré un texte de description : “Dans une scène d'intérieur, une adulte partage une grenade sous le regard intense d'un enfant. L'artiste, à travers la non réciprocité des regards, construit une opposition et suscite une interrogation qui va crescendo sur les sentiments des personnes représentées.”

Les questions des participants : 

Q : S’agit-il d’une fille ou d’un garçon ?
R : Quelques éléments de contexte : la photo est extraite d’une série de photos de Viktoria Sorochinski, une photographe d'origine ukrainienne qui a vécu en France et à Berlin. Elle a réalisé la série “Anna et Eve” entre 2005 et 2012 au Canada, a photographié une mère et sa fille au quotidien où elle les a mises en scène. La photographe s'intéresse au conte, ce qui se voit par la lumière et l’aspect fantastique et parfois onirique de ses photographies. Elle travaille par série sur les thèmes de la famille, de l’intime, des relations parent - enfant. Ce qu’elle a voulu montrer dans cette série est la relation entre Anna, une jeune mère de 23 ans, et sa fille de 3 ans ; parfois on se demande qui est la mère et qui est l'enfant… La série est visible sur le site internet de la photographe : http://www.viktoria-sorochinski.com/images

Pour les parties du jeu "LES MOTS DU CLIC", l’animatrice utilise des photos d'artistes qui ont exposé à Stimultania, dont certains sont des photojournalistes, les images portent donc parfois sur des sujets d'actualité. Les enseignants qui utilisent cet outil sont aussi bien des enseignants du primaire que du secondaire, professeurs d'arts plastiques, d'histoire, de lettres, ou encore professeurs documentalistes. 

Ressources en ligne :

 

EMMAÜS CONNECT

"Convaincue que le numérique offre une opportunité unique de démultiplier ses capacités d’insertion, Emmaüs Connect agit depuis 2013 pour que le numérique profite aussi à ceux qui en ont le plus besoin : les personnes en précarité.

L’association agit sur le terrain au plus près des besoins des personnes en insertion et des professionnels qui les accompagnent. Elle conçoit des ressources pédagogiques et propose des ateliers pour s’initier aux services numériques clés, elle propose un accès solidaire à du matériel et à la connexion. L’association développe aussi des services (outils d’évaluation, cartographies, formations) pour les acteurs sociaux et les opérateurs de services publics pour mieux accompagner à l’ère du 100% en ligne.”

“Faire du numérique un chance pour tous !”

L’association est installée depuis février 2019 à Strasbourg, elle existe depuis 2013. Elle propose des services gratuits à ses bénéficiaires. 

L’intervenant nous a proposé d’utiliser le service en ligne kahoot.it (https://kahoot.it/)  afin de répondre à un quiz spécifique permettant de découvrir des chiffres clés sur l’inclusion numérique. Quelques exemples des thèmes abordés dans les questions : 

  • 40% des personnes ne se disent pas complètement autonomes avec le numérique, 32% des personnes ont déjà abandonné une démarche parce qu'elle se passe en ligne

  • Être en difficulté avec le numérique peut avoir une conséquence sur l’accès au droit

  • Être jeune ne veut pas dire ne pas être concernés par l'exclusion numérique

  • 85% des services publics sont disponibles en ligne

  • 5 millions de personnes cumulent difficultés sociales et numérique, qui constituent la cible d’Emmaüs Connect

  • 33% des français souhaiteraient se former au numérique dans un lieu dédié

  • 75% des travailleurs sociaux doivent faire "à la place de", ce qui pose des problèmes de responsabilité juridique et de confidentialité

Chez Emmaüs Connect, les personnes accueillies bénéficient d’un accès solidaire, d’un accueil social et solidaire et de services pour le développement du numérique : 

  • hub numérique

  • pass numérique

Le statut d’aidant connect a été créé pour résoudre les questions de droit pour les personnes qui assistent (et donc les questions de confidentialité et les erreurs potentielles). 

A Strasbourg, l’association a développé une démarche de réseau sur la métropole, avec des outils et une offre harmonisée, pour laquelle elle a été accompagnée par We Take Care. 

Pour télécharger la présentation, voir le document joint. 

Ressources en ligne :

 

MEDIATHEQUE ANDRE MALRAUX

La médiathèque se trouve sur la presqu'île Malraux, au bord du bassin d'Austerlitz, à proximité de la place de l’Étoile. Elle occupe un ancien bâtiment portuaire de l'Armement Seegmuller construit dans les années 1930 et désaffecté en 2000. Les grues de manutention ont été conservées. 

Le projet de réhabilitation est l'œuvre des architectes Jean-Marc Ibos et Myrto Vitart. Elle fait partie des 33 bibliothèques et médiathèques de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg. Elle a été inaugurée le 19 septembre 2008.

  

Avec ses 11 800 m² et ses 260 000 documents, elle est classée comme étant la plus grande bibliothèque publique de l'est de la France.

► Ses collections :

260 000 documents en accès libre, dont 190 000 imprimés (146 000 livres adultes, 44 000 livres jeunes), 40 000 CD et 30 000 DVD, plus 730 abonnements aux périodiques (presse en ligne et abonnements classiques).

310 000 documents à consulter sur place, dont 290 000 au Patrimoine (livres anciens, incunables ou manuscrits), 15 000 au Centre de l’illustration et 5 000 ouvrages de référence.

Trois pôles d’excellence :

- le fonds patrimonial, incontournable dans une des villes chères à Gutenberg,

- l’illustration et l’image dont la ville est un des viviers de Gustave Doré à Tomi Ungerer, en passant par une école des Arts décoratifs (ESAD) dont sont issus bon nombre d’illustrateurs de livres pour enfants, formés dans le sillage de Claude Lapointe,

- les littératures européennes, méritant d'être mises en valeur à Strasbourg, capitale européenne et siège de nombreuses institutions.

► Médiation numérique

  • Des espaces spécifiques : l@ppli  = espace de médiation numérique, exemple : l@ppli kids (espace jeunesse)

Pour matérialiser les espaces dédiés au numérique.

  • Des animations mixtes avec numérique en plus. Exemple : Le voyage de Kotick : une histoire interactive bi-média sous forme d’exposition ilô interactif, à destination des enfants de 6-11 ans. Kotick, un jeune phoque, obligé de fuir ses terres natales, doit traverser les mers du globe, pour enfin trouver un refuge.
    En savoir plus : vidéo de présentation sur Youtube > https://www.youtube.com/watch?v=K1YvJ5h0bS8 

  • Une borne des livres numériques sur les langues

  • Table numérique

  • Campagnes de communication

  • Accès aux ressources en ligne : Tout apprendre, Vodeclic, Eurekoi

  • Formations des usagers. Exemple avec les formations de base : éducation à la recherche d’informations / fakenews. 

En pratique, tout est gratuit ! L’accès est libre, avec une carte d’inscription ou une carte temporaire. La fréquentation augmente, même si le prêt n’augmente pas.

En complément a été mis en place L’@ppli blog : la lecture numérique c’est toujours de la lecture > https://lappliblog.wordpress.com, ce qui a impliqué la formation au numérique des agents en interne pour leur permettre de devenir contributeur : 50% des agents ont contribué en 2018. 

Le blog a été complété par la création d’un compte YouTube pour présenter les coups de coeur en vidéo, qui sont aussi diffusées sur BookTube. Cela a nécessité des investissement dans un matériel adapté : 3 appareils, des lumières… Une expérimentation “Devenez contributeur” a aussi été proposée. 

Visite de l’espace jeux vidéos : sur PS3, Wii, Xbox, DS, PSP, Rétrogaming : espace permanent au 4ème étage durant les heures d’ouverture.

Ressources en ligne :

Quelques photos : 

    

 

ARCHIVES DE LA VILLE ET DE L'EUROMETROPOLE DE STRASBOURG

Le réflexion sur l’archivage électronique est née assez tôt : le service géomatique qui récoltait des informations géographiques, géologiques... des réseaux et qui créait cartes et qui est passé du papier à l'électronique vers 1997-1998. Les archives traitées sont celles de la ville et de l’eurométropole, mais pas celles des communes DE l'eurométropole. 

Le travail a glissé de l'archivage définitif vers le préarchivage et même le records management.

L'équipe comprend 4 ingénieurs archivistes sur une équipe de 24 personnes pour 150 services et satellites (CCAS...) en direct ou par voie de conventionnement, ainsi que des archives privées déposées par donateurs privés, des entreprises et des associations. 

Le lancement politique de l’archivage électronique a eu lieu en 2012 et le recrutement d’une e-archiviste a été effectué fin 2012, la mise en place du SAE (environnement spécifique) date de 2016-17 (Asalae), avec la mise en production sur des flux manuels et semi-automatiques. Les archives gardent le rôle d’archivage intermédiaire (papier et électronique), ainsi que l’archivage définitif. 

Il n’y a pas de mutualisation ni avec les communes de l'eurométropole ni avec les  départements ou la région...

Lors du lancement, les archivistes ont constaté un manque de familiarité et de maîtrise des agents avec Outlook, explorateur, bureautique... auquel il faut pallier avant de pouvoir faire de l'archivage électronique. Ils ont donc créé une boîte à outils en collaboration avec le service informatique, avec pour visée de faire de l'archivage électronique avec un volet de programme de bonnes pratiques documentaires (BP DOC), ce qui a été mis en place 2013-2014. Cette prise de conscience a conduit à la mise en place d'une démarche d'inclusion numérique. La BP DOC a été circonscrite à l'environnement bureautique.

Elle contient des fiches pratiques créées avec le service informatique, pour expliquer comment créer un document, scanner un document, nommer un document… avec des cas spécifiques : la messagerie électronique, les images numériques, les fichiers audio ou vidéo, les espaces collaboratifs sharecan (sharepoint en local), puisque 300 espaces ont été ouverts dont une centaine créés avant que service d'archives s'y penchent, sachant que certains sont de type contractuel (donc présentent des risques par rapport à l’archivage). 

Les archivistes utilisent la certification et la qualité, le RGPD, les déménagements... pour entrer dans les services qui ne se sentent pas forcément concernés par l'archivage, en pratique, 60% du temps des agents est effectué hors bureau pour être les "commerciaux" des archives. L’inconvénient est le peu de maîtrise des plannings de travail. 

Le guide de bonnes pratiques s’est inspiré des guides pour les nuls. Il a été validé par le service informatique puis a fait l’objet d’une grande campagne de diffusion, de sensibilisation sur le contenu (avec des réunions mensuelles), a été puis mis en place un e-learning (qui n'existe plus aujourd'hui). 

Dans un deuxième temps, une 2° génération d'outil a été développée, avec des dérivés complémentaires de fiches ciblées, des outils informatiques qui complètent la pratique documentaire, ce qui a été retranscrit dans des ateliers du service informatique. 

Les archives ont organisé une “sensibilisation flash” : l'an dernier, des stands montés dans un salon du centre administratif permettaient de participer à 10 ateliers de 15 mn. Plus de 300 personnes y ont participé, répartis sur les différentes thématiques, surtout sur la création d'arborescences et sur les 5 réflexes sur messagerie électronique. 

Des ateliers plus ponctuels sont organisés à la demande des services ou sur les sites, lors de rencontres au Tipi (la cafétéria est alors semi privatisée), il peut aussi s’agir d’ateliers plus longs pour les nouveaux arrivants... Des kits de communication ont été constitués, comprenant des kakemonos, des affiches pour les ateliers, des petites horloges pour indiquer le début des séances, des flyers, des listes d'enregistrement...

L'ensemble des intervenants a été formé pour amener les personnels plutôt centrés sur l’archivage patrimonial à être capable d’intervenir sur l’archivage électronique. Aujourd’hui, une dizaine de personnes interviennent sur ce sujet. 

Une 3° génération d'outils s'ouvre à présent au-delà de la bureautique, en collaboration avec le service informatique, sur des thèmes comme la gestion des données et des groupements de données (cartographie des données, tags...) pour préparer les flux de l’archivage électronique, ces outils sont actuellement en cours d'expérimentation. 

La cellule des usages du service informatique met à disposition des outils pour le renommage de fichiers, le mindmapping... qui peuvent avoir des impacts, donc l’équipe d'archivistes teste ces outils et propose des règles et des limites pour ces outils. 

Ils collaborent également avec des responsables d'applications (comme la gestion des contacts) pour mettre en place la démarche de sauvegarde, d’export... selon les outils, dans l'idéal dès l'élaboration des outils. Un exemple : pour le nouveau dispositif de subvention, le chef de projet a sollicité les archives pour calibrer le flux documentaire (format, délai de conservation...) depuis site internet où les données sont entrées, les dossiers étant instruits par une  société privée (donc avec la question du stockage et de l’accès aux données...) puis les données sont ré-internalisées pour une conservation pour 10 ans. Suite à cette réflexion, les délais de conservation ont été modifiés, les contenus redondants signalés puis s’est posée la question de la conservation définitive, pour laquelle a été repris le référentiel utilisé par la société qui instruit les dossiers (extraction pour le suivi des dossiers). 

En pratique, l’archiviste souligne les redondances... les services choisissent ou non de modifier leurs pratiques. 

Pour 2020, un dispositif de formation va être mis en place avec :

  • Un réseau d'experts selon le domaine d'activité et selon le diagnostic de maturité sur la gestion de l'information

  • Un appui sur le CNFPT pour l'ensemble des agents (d'après des demandes spécifiques), les archivistes gardent l'ingénierie (avec des contrôles à chaud et à froid), les formations portant sur 3 niveaux (débutant, intermédiaire, expert). 

Globalement, les archivistes doivent faire beaucoup de communication pour expliquer leur intervention. Ils évoquent le morcellement plus que la fracture numérique (les utilisateurs sont experts dans un domaine mais ne connaissent pas certains outils). La maturité est atteinte sur l’appel aux archivistes pour expliquer la construction de l’arborescence et les droits de nommage. Le projet d'archivage doit être un pan de l'ensemble des projets, une action de service support. Aujourd’hui, moins de 10% des services sont touchés. 

Concernant le service d’archives, il n’y a plus de perte de postes mais sans plus, donc le service mène une réflexion sur l’accompagnement externe, la recherche de partenariats en interne, le service a fait le choix de ne pas avoir de référents ou de correspondants archives, mais de partir sur les projets pour essaimer (exemple : les référents pour un déménagement sont devenus des référents archives). 

Questions des participants :

Q : Les personnels étaient-ils déjà formés ?
R : L’intervenante a pu constituer ses équipes, a choisi des documentalistes, des archivistes sortant d'écoles universitaires classiques, une personne sortant d'une licence professionnelle, ce qui donne un panel de terrain. Pour la partie de réflexion, elle le met en œuvre personnellement, l’équipe est montée en compétence suite aux projets et en collaboration avec le service informatique (puisqu’il n’y a pas de formation très constituée aujourd'hui sur archivage électronique). Elle travaille avec le groupe AMAE de l'association des archivistes, des groupes de travail à l'échelle du Grand Est...

Q : Est-ce que le service peut intégrer des stagiaires ? 
R : Oui, elle fait une offre presque chaque année (master 2) => profils de 2 type

  • 1° profil pour par exemple construire une arborescence à l'échelle d'une direction : il peut s’agir d’un profil de reconversion avec une petite connaissance de l’environnement administratif, idem pour avancer sur les méthodes de traitement de fond, par exemple le test d'outils pour traiter un arriéré de bureautique... 

  • Un autre volet de stagiaires concerne la communication (infocom), par exemple, une étudiante de 2° année a travaillé sur état des lieux des outils qui pourraient être utilisés en interne pour communiquer, ce qui a abouti à la publication et la communication autour du guide. 

Quelques photos :