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Portrait de pro : Marie-Claude Deboin

Emploi

"Afficher à nouveau une stratégie en Information scientifique et technique (IST) pour le Cirad"

 

Marie-Claude Deboin est responsable de l'équipe Appui documentaire au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Après des études universitaires en biologie des organismes et des populations et un DESS en informatique documentaire en 1982 à l'Université de Lyon, Marie-Claude Deboin a enseigné pendant deux années les sciences naturelles au Maroc au titre de la coopération française. À son retour en France, elle a intégré l'un des instituts de recherche du Cirad.
 

C'est au Cirad que vous avez fait pratiquement toute votre carrière. Mais celle-ci a certainement évolué au cours du temps.

En 1984, mon travail était partagé entre des activités de recherche en protection des plantes et une mission d'informatisation du fonds documentaire de ma division.

L'évolution de mon poste est étroitement liée aux changements d'organisation du Cirad. Lorsque je suis arrivée, le Cirad venait d'être créé avec un statut d'établissement public national à caractère industriel et commercial (Epic). L'organisation, très centralisée, regroupait dix organismes de recherche, pour lesquels une stratégie commune de recherche agronomique pour le développement s'était imposée.
 

La centralisation a-t-elle entraîné des changements pour vous ?

La création, en 1998, de la Délégation à l'information scientifique et technique (Dist) qui rassemblait une soixantaine de documentalistes, de professionnels de l'édition et d'informaticiens, a permis l'expression d'une véritable stratégie institutionnelle en IST avec des ambitions clairement affichées et une politique commune de coopération au service du développement. Cette approche centralisatrice a favorisé la mise en cohérence de nos activités et a été source de synergies avec les autres secteurs dont celui de la recherche.

Le Cirad a une forte spécificité IST avec une politique d'acquisition et de gestion de ressources d'information à usage collectif et une offre d'appui personnalisé aux chercheurs métropolitains et expatriés. Nous participons également à l'effort international de la recherche et du développement en collaborant à divers projets de coopération.
 

Quel rôle avez-vous aujourd'hui ?

Depuis quatre ans, je suis responsable d'une équipe chargée de médiation documentaire auprès des 62 unités de recherche, des directions et des délégations du Cirad.

Est-ce dans le cadre de la coopération que vous assumez des responsabilités pour le projet Imark ? C'est ce didacticiel dont vous assurez la communication qui avait attiré mon attention.

Imark est une initiative d'autoformation à la gestion de l'information pilotée par la FAO* avec de nombreux partenaires anglophones et francophones. Le Cirad participe à la réalisation de ce produit depuis 2003. Au sein de l'équipe projet, je suis plus particulièrement chargée de coordonner l'adaptation en français des modules de formation et leur diffusion sur cédéroms aux partenaires du Cirad.

Le ministère français des Affaires étrangères, l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), l'Unesco et le Centre technique de coopération agricole et rurale ACP-UE (CTA) soutiennent la participation du Cirad à cette initiative internationale.
 

Comment voyez-vous votre avenir ?

Nous bénéficions au Cirad d'un environnement de travail exceptionnel, intellectuellement stimulant et technologiquement confortable. Nous disposons d'un équipement adapté à l'évolution des TIC, de professionnels en IST expérimentés et fortement impliqués, et la proximité du secteur de la recherche agronomique nous permet de rester à l'écoute des besoins nouveaux des utilisateurs et des partenaires. Aujourd'hui, nous vivons à nouveau une période charnière. Une évaluation de la Direction de l'innovation et de la communication qui inclut les professionnels de l'IST est en cours, dont les conclusions se traduiront sans doute par une restructuration de notre secteur en relation avec la nouvelle organisation du Cirad.

Ce qui est important à mon sens est un affichage clair de la mission IST du Cirad en interne et vis-à-vis de nos partenaires. L'IST figure parmi les cinq missions principales de l'établissement. À ce titre, elle doit pouvoir bénéficier d'une stratégie propre pour une mise en oeuvre efficace de la politique institutionnelle dans ce domaine. Je constate que notre visibilité s'est amoindrie au fil des réorganisations et des changements de direction. Nous dépendons aujourd'hui d'une Direction de l'innovation et de la communication qui comprend un grand nombre de professionnels de l'IST. C'est ce sigle IST ainsi que la mission et les activités qu'il recouvre qui devraient réapparaître.

* Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
 

enlightenedL'équipe Appui documentaire du Cirad

Elle assure une mission d'interface en information, ce qui représente :

  • un appui personnalisé aux scientifiques (recherche, analyse et diffusion d'information)
  • la réalisation de produits d'information à valeur ajoutée ;
  • la formation des utilisateurs
  • l'analyse bibliométrique
  • la conduite de projets en IST internes au Cirad (portail, archives ouvertes, base d'informations sur les revues)
  • la conduite de projets en coopération (diffusion sélective d'informations aux pays Afrique-Caraïbes-Pacifique
  • la participation à des réseaux de documentation agricole, formation des partenaires).

Les activités de l'équipe Appui documentaire complètent l'offre de ressources d'information à usage collectif de l'infothèque du Cirad (bibliothèques de site, production, acquisition et gestion de bases de données).

enlightenedLe Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad)

Établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), le Cirad emploie 1 820 personnes, dont 1 050 cadres. Il comprend 3 départements et 62 unités.

Il intervient par des recherches et expérimentations, des actions de formation, d'information et d'innovation, et des expertises. Ses compétences relèvent des (1) sciences du vivant, (2) des sciences humaines et des sciences de l'ingénieur, (3) des sciences appliquées à l'agriculture et l'alimentation, (4) à la gestion des ressources naturelles et (5) aux sociétés.

Institut français de recherche agronomique au service du développement des pays du Sud et de l'outre-mer français, il privilégie la recherche en partenariat. Il a choisi le développement durable comme ligne de force de son action à travers le monde.

Cette démarche prend en compte les conséquences écologiques, économiques et sociales, à long terme, des processus de transformation des sociétés et des territoires du Sud.

 


© L'Oeil de l'ADBS, M. B., févr. 2007

Rédigé par ADBS
Publication le 22 février 2007 - Mise à jour le 14 octobre 2008