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Droit de l’information
Le 30 avril 2010
« La communication au public par voie électronique est libre » avait affirmé la loi pour la confiance dans l'économie électronique (LCEN).
Voilà une décision intéressante qui conforte nos positions, puisque le TGI de Nanterre (1) a affirmé que « s'agissant de sites d'information, l'existence d'un lien, à titre informatif, [n'est pas] soumis à une autorisation préalable ». Le développeur du logiciel qui reprochait à l'éditeur de deux sites web d'avoir mis un lien profond donnant accès à la démonstration de son logiciel a été débouté. Il convient toujours, bien sûr, de mentionner ses sources, mais l'éditeur n'a pas été pris en défaut : il a été prouvé que le nom du développeur « figurait sur la version de présentation disponible à partir du lien hypertexte ».
Il s'agit d'une décision étonnante car non seulement il s'agit d'un lien profond, ce qui va au-delà de ce que nous imaginions, mais le tribunal a estimé que le deux sites n'avaient pas « détourné les internautes des liens commerciaux de Google ». Et Marc Rees de conclure qu'il « est moins risqué de renvoyer sur le site de l'éditeur plutôt que d'héberger le logiciel sur ses propres serveurs ».
Rédigé par Michèle BATTISTI
mise à jour le 10 décembre 2011
(1) Il s'agit d'une décision en référé, prise dans l'urgence, qui n'a pas l'autorité de la chose jugée.
[2] La justice précise les droits des plateformes de freewares et démo, Marc Rees, Pc-Inpact, 27 avril 2010
[3] Un lien ne vaut pas mise à disposition d'un logiciel, Legalis.net, 22 avril 2010
Texte
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