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Gestion des connaissances / Knowledge management

Retour d’expérience en gestion des connaissances / sous la dir. de Françoise Rossion

Cachan : Éditions Tec&Doc ; Lavoisier, 2012. – XVIII-238 p. – ISBN 978-2-7430-1399-8 : 49,90 €

publié le 27 janvier 2014

Analyse de Marie-France BLANQUET

mfblanquet[at]laposte.net


« LA GESTION DES CONNAISSANCES EST UN IDEAL DE VIE »

Ce livre arrive comme un écho au manuel écrit par J.Y. Prax[1], en montrant la multiplicité des approches en gestion des connaissances. « Différentes routes mais une seule volonté : mettre en exergue l'importance du facteur humain » écrit dans l'introduction F. Rossion. Ces routes sont empruntées par des auteurs, venus d'horizon extrêmement différenciés, qui signent les dix chapitres qui composent ce document.

Le juriste P. Lenaerts expose la « Mutation d'une entreprise vers une organisation apprenante ou le management des réseaux versus le management hiérarchique ». L'entreprise de transport Château transport, prise comme support du témoignage apporté, devient une entreprise « réseau » basée sur la confiance et favorisant l'innovation. La chimiste F. De Beys analyse les bénéfices de la gestion des connaissances dans le cadre spécifique du développement des procédés chimiques d'une industrie pharmaceutique soumise à une forte concurrence. La criminologue G. Boulet interroge, en prenant appui sur le cas d'un organisme public belge lié à la formation professionnelle : « Le service public, terreau fertile pour l'organisation apprenante ? ». Si la réponse est positive, alors « le fruit que porte l'arbre reflète sa santé ».

Formé aux sciences de l'information, M. Borry observe la police belge pour démontrer l'intérêt de la cartographie des connaissances. Cet auteur développe le concept de criticité d'une connaissance : « niveau de risque que prend l'organisation en cas d'absence, partielle ou totale, de maîtrise de cette connaissance au sein de l'organisation ». Diplômée en sciences commerciales et financières, M. Ribesse présente les communautés de pratique de l'entreprise GDF SUEZ, comme un instrument du développement d'une culture de partage. Elle souligne très clairement les réussites de la démarche mais aussi les principaux freins. La fonction publique fédérale belge s'est mise à l'heure de la gestion des connaissances depuis « 10 ans déjà ». La didacticienne B. Colin développe les quatre axes de la stratégie en gestion des connaissances ainsi mise en place, ouvrant sur d'importantes perspectives d'avenir. IM Projet, entreprise de conseil, déploie un dispositif de partage, capitalisation et transmission de connaissance. L'ingénieur P. Ducoté explique les enjeux, les écueils et les solutions apportées au cours du développement de ce dispositif avant de conclure sur le rôle du tuteur, à ne pas confondre avec celui de formateur. F. Rossion, accompagnée de la géo-statisticienne A Berckmans, reprend la plume pour analyser le « Transfert des connaissances à long terme ». Ces auteurs invitent à entrer dans la « Maison KM » d'une équipe de recherche pour comprendre comment peuvent être explicitées des connaissances tacites et partagées des connaissances explicites. L'ingénieur de gestion F. Constant passe en revue les « Technologies et solutions au service de la gestion des connaissances à la STIB [Société des transports intercommunaux de Bruxelles]: Analyse de l'existant et proposition d'une vision ».

Enfin, dans une brève conclusion, J.Y. Prax récite les « leçons apprises », tirées des échecs vécus. Cela lui permet d'affirmer que la gestion des connaissances est une démarche d'entreprise, systémique et de conduite du changement.

Plusieurs mots clés caractérisent ce travail. C'est d'abord celui de « diversité dans l'unité » : diversité des auteurs, des organismes, des secteurs économiques, etc. explicitée dans les tableaux dressés par F. Rossion en introduction. C'est ensuite celui de « probité » qui entraîne les auteurs à dire leurs réussites mais aussi les difficultés ou erreurs dans la réalisation d'un projet de KM. C'est enfin celui de « conviction » : le KM peut anéantir l'amnésie des entreprises qui ne savent pas gérer la connaissance de leurs personnels. La gestion des connaissances, déclare F. Rossion, est un « idéal de vie ». En lisant ce texte qui intéresse les chercheurs comme les praticiens, tous ceux qui travaillent et sont confrontés aux gaspillages ou à l'ignorance des savoirs humains ont envie de le partager.

[1] Jean-Yves Prax,  Le Manuel du knowledge management : mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur, Paris : Dunod ; Polia, 2012. Lire l'analyse

 


Rédigé par ADBS

mise à jour le 27 janvier 2014


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