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Pratiques informelles et non formelles d’information des jeunes / Vincent Liquète (coord.)

publié le 26 septembre 2013

Les Cahiers d’Esquisse, n° 2, mars 2012. – 116 p. – ISSN 2109-3733 : 12 €

 

Analyse de Joachim SCHÖPFEL

joachim.schopfel[at]univ-lille3.fr


LES PRATIQUES D'INFORMATION DE LA GÉNÉRATION GOOGLE

La deuxième journée d'étude Documentation et bibliothèques : recherches et pratiques organisée par l'Université Bordeaux 4, l'IUFM d'Aquitaine et Médiaquitaine le 10 novembre 2010 portait sur les pratiques d'information des enfants et adolescents de 6 à 18 ans. Les six contributions de cette journée, à l'interface entre sociologie, éducation et sciences de l'information, ont été publiées par Les Cahiers d'Esquisse de l'IUFM Aquitaine en 2012, avec une introduction générale (Vincent Liquète) et une synthèse de la journée (Karel Soumagnac).

Pour commencer, précisons l'objet de la journée. Les pratiques informelles sont définies par opposition aux pratiques formelles, émanant de l'école. Selon Annette Béguin (citée par Soumagnac, p.101), il s'agit de pratiques ordinaires quotidiennes produisant une satisfaction pour le jeune recherchant de l'information. Autrement dit, il s'agit de pratiques non scolaires, de loisir, quotidiennes, de recherche d'information et de communication entre jeunes, même s'il n'est pas toujours facile « de circonscrire ces pratiques et comment les prendre en considération à l'école et dans les institutions culturelles » (loc.cit.).

Quant aux pratiques non-formelles, ce sont celles « sur lesquelles les institutions culturelles ne posent pas de regard légitime » (loc.cit.) ou, plus généralement, selon Liquète, la « part des manières de faire (qui) est le produit voire l'héritage de pratiques partagées entre les pairs, dans les sphères familiales et les réseaux d'amitié » (p.7).

Un peu plus loin, Liquète définit les deux variantes comme « un ensemble de pratiques informationnelles sociales ordinaires, non prescrites ou régulées par une quelconque autorité, non structurées de manière explicite, mais efficaces dans la satisfaction qu'elles procurent au quotidien et structurantes en matière de sociabilité » (p.8).

Dans ce cadre théorique, les six communications abordent différents aspects de ces pratiques, comme l'importance des loisirs, l'influence des pairs, de la famille et de l'école, le développement de stratégies de recherche plus sophistiquées, le rôle des médias et surtout de l'internet mais aussi de la bibliothèque publique.

La conclusion met l'accent sur la concurrence d'Internet, sur l'entrecroisement des sphères publique et privée, sur la dématérialisation des supports d'information et le nouveau rapport au temps, sur la désinstitutionnalisation et sur l'entrelacement des saveurs et valeurs scolaires et issues d'Internet. Quant aux perspectives, Soumagnac en décrit trois : prendre en compte la réalité des pratiques d'information informelle, définir un cadre d'action pour les accompagner, et travailler sur les nouveaux enjeux sociaux et politiques, tels que l'évolution des bibliothèques et CDI, les serious games, l'école 2.0 et l'usage des livres numériques et tablettes de lecture.

La publication s'ajoute au corpus déjà riche sur les pratiques et usages d'information de la génération Google et s'adresse aux chercheurs et enseignants concernés par l'éducation à la culture informationnelle des jeunes.


Rédigé par ADBS

mise à jour le 26 septembre 2013


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