Accès direct au contenu

English flag English

Recherche avancée

ADBS
L'association des professionnels de l'information
et de la documentation


Vous êtes ici : Accueil > Accéder à la doc professionnelle > Nous avons lu...

Organisations : entre innovations et normes / Dossier / coordonné par Isabelle Bouchardy et Constantin Bratianu

publié le 20 mars 2013

Toulouse : Presses universitaires du Mirail, 2010. – 213 p.- ISBN 978-2-8107-0171-1 : 21 €. Numéro de Sciences de la société, ISSN 1168-1446, février 2010, n° 81

Analyse de Marie-France Blanquet

mfblanquet[at]laposte.net

Dans leur présentation, C. Bratianu et I. Bouchardy, coordinateurs de ce numéro de Sciences de la société, pointent ce qui fait l'originalité de l'étude : c'est la mise en inter-relation du triptyque « organisation, innovation, norme ». Dans ce dernier, l'innovation peut être décrite comme une chaîne de valeur et l'organisation comme un système régulé d'innovations tangibles et intangibles.

Des enseignants ou chercheurs, majoritairement en sociologie, livrent à travers dix textes leur réflexion sur ces concepts : « Tantôt l'organisation et les normes sont opposées, tantôt innovation et organisation sont comparées, ou enfin, normes et innovation sont confrontées ».

M. H Frayssinet discute les nouvelles réformes visant à augment la représentativité, le financement et les compétences des collectivités locales, avant de conclure sur « l'improbable innovation ». Dans une approche théorique et conceptuelle, puis structurelle, C. Ghosn s'interroge sur la pertinence des normes retenues pour mesurer la représentation de la diversité à la télévision. J. Bernatchez propose une étude des politiques publiques de l'innovation sociale au Québec pour le cas des universités. Il entend démontrer que ces dernières éprouvent de grandes difficultés à s'approprier cette innovation sociale. Les universités, à travers les équipes de direction, intéressent également L. Meriade qui tente de mesurer les effets des nouveaux indicateurs de la performance sur ces équipes. C. Bryon-Portet, en s'appuyant sur une analyse empirique exploratoire de l'Ecole nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques, explicite les trois conditions qui permettent à l'innovation de devenir l'affaire de tous : « En surmontant l'incertain, en le systématisant et en lui adjoignant de dispositifs symboliques ». T. Michaud s'oriente, quant à lui, vers l'étude de l'imaginaire organisationnel comme source de productivité, antidote à la normalisation des esprits et des comportements. B. Bratosin, M.A. Tudor et I. Coman entraînent leur s lecteurs dans une expérience innovante de la norme en prolongeant des études sur la pratique du sacré dans le world wide web. Ils posent l'idée que toute pratique du sacré dans le cyberespace est l'expérience innovante d'une norme. L'éco-construction en France, inspire à S. Nemoz, la description du concept d'innovation en trois dimensions sociologiques des changements et des inerties autour de la diffusion des logements écologiques. C. Beslay, R. Gournet, M. C. Ezlem clôturent cette étude aux exemples et cas très diversifiés, en proposant un dispositif innovant pour résorber les situations de précarité énergétique.

S'ajoute à ces textes une contribution qualifiée selon son titre de « note de recherche » qui entraîne sur un autre continent et un autre domaine. M. Tilli expose la régulation des médias en Argentine pour montrer comment les évolutions du secteur audiovisuel traduisent les choix politiques d'un pays au fil de son histoire, grâce à des normes et des lois.

A l'issue de la lecture de ce document où à aucun moment le lecteur, - universitaire, professionnel de l'information, sociologue ou décideur -, ne s'ennuie, une conclusion s'impose : l'innovation reste peu prescriptible. Elle demeure un « dosage subtil et singulier entre liberté vs règle, confinement vs transgression, créativité vs organisation ». On peut regretter toutefois le temps trop long qui sépare l'écriture des textes de leur publication (presque deux ans). On peut également regretter l'absence d'une « synthèse conclusion » qui aurait permis d'extraire de l'ensemble des contributions qui composent ce numéro, l'essentiel des idées émises par les auteurs qui auraient permis de mettre en évidence, dans la diversité de leurs réflexions et de leurs terrains d'observation, leurs consensus ou désaccords.


Rédigé par ADBS

mise à jour le 20 mars 2013


L'ADBS sur les réseaux sociaux

NOUS SUIVRE
    

PARTAGER CETTE PAGE

haut de la page

ADBS.fr - Site du premier réseau européen de documentalistes