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Nouveaux espaces de partage des savoirs : dynamiques des réseaux et politiques publiques / sous la dir. d’Alain Kiyindou et Rocio Amador Bautista

Paris : L’Harmattan, 2011. – 217 p. – ISBN 978-2-296-56617-0 : 22 €

publié le 27 janvier 2014

Analyse de Marie-France BLANQUET

mfblanquet[at]laposte.net

INTERROGATIONS SUR LE CONCEPT DE « SAVOIR »

« Passer du concept de société de l'information à celui des sociétés du savoir exige, écrit A. Kiyindou dans l'avant-propos, de s'interroger sur le concept de savoir ». De quel(s) savoir(s) parle-t-on, principalement quand il s'agit de le(s) partager ? Dix huit auteurs proposent leurs réponses dans cet ouvrage organisé autour de trois axes.

« Gouvernance et espaces de formation » en est le premier. L. Vieira, D. Reymond et N. Pinède y examinent « le rôle de l'observation et de l'évaluation des sites institutionnels dans la gouvernance des universités ». M. Pommier, C. Foucaud et F. Morel parcourent le chemin qui mène « De la recherche à l'enseignement » en analysant les modalités du partage des savoirs dans le domaine des sciences de la vie et de la terre. Enfin, S. Kennel tente de répondre à la question : « Espaces de formation en ligne et culture de l'information : un nouveau paradigme pour l'usage et la médiation ? »

La partie 2 est consacrée à l'étude des « dynamiques participatives et modalités de partage ». A. Fiorello, G. Spieth et D. Bede analysent, à travers les communautés urbaines françaises, le rôle des flux numériques dans les approches du marketing public. Schémas et tableaux permettent de mieux suivre ce parcours. F. Ibekwi-Sanjuan et W. M. El Hadi entrent dans les bibliothèques participatives pour décrire l'élaboration communautaire des instruments d'organisation et de diffusion des connaissances. S'inspirant fortement de la théorie de la conversation créée par R.D. Lankes, ils dressent une sorte d'état des lieux des bibliothèques françaises peu participatives. E. Murhula A. Nashi s'interroge sur le néo-journalisme et la pratique de l'information à l'heure du web 2.0 et les conséquences sur le journaliste et le citoyen qui « a les médias qu'il mérite ».

« L'internationalisation des savoirs » (troisième partie) s'ouvre sur une communication d'A.M Laulan préoccupée par la mise en péril par les TIC des connaissances scientifiques et de leur partage. D. Benmahdi apporte, quant à lui, sa contribution au développement du paradigme « sociétés du savoir » en sciences de l'info-com. Le passage de l'information à la connaissance nécessite que soient redéfinis ces concepts de base et analysées les perspectives d'évolution des SIC. Les deux contributions suivantes regardent du côté du droit. N. Loum pose, à propos du droit à la communication, les questions récurrentes dans des contextes spatio-temporels idéologique, politique, économique et technique différents. P. Saerens donne à son texte un titre plaisant mais très explicite : « Droit et nouvelles technologies : l'éthique et les TOC étatiques ». R.A. Bautista signe le dernier chapitre en décrivant la « Nouvelle dynamique des TIC dans l'enseignement supérieur au Mexique ».

Cet ouvrage collectif est à lire dans son intégralité ou, en fonction de ses intérêts, en privilégiant certains textes. Le professionnel de l'information, mais aussi le chercheur et l'étudiant en sciences humaines et sociales, sont invités dans plusieurs pages de ce document à « ré-fléchir » (au sens étymologique du terme) sur les sens multiples de concepts clés liés à ses pratiques, études ou recherches.

On peut regretter toutefois, étant donné les textes très divers qui composent cette étude, que les coordinateurs aient choisi de faire l'impasse d'une introduction et d'une conclusion. On peut également regretter le choix de numéroter les 292 références bibliographiques dans l'ordre d'apparition des textes. Dans ce cas, il eût fallu veiller à une présentation cohérente et unifiée. En sciences de l'information, les chercheurs ont compris - ou devraient avoir compris - l'importance de la normalisation, comme une des conditions de « partage des savoirs ».



Rédigé par ADBS

mise à jour le 27 janvier 2014


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