Accès direct au contenu

English flag English

Recherche avancée

ADBS
L'association des professionnels de l'information
et de la documentation


Vous êtes ici : Accueil > Accéder à la doc professionnelle > Nous avons lu...

Les Archives d’Afrique et communication pour le développement : plaidoyer pour une gestion responsable des archives en Afrique subsaharienne / Boubakari Gansonre

publié le 25 septembre 2013

Paris : L’Harmattan, 2012. – 417 p. – (Études africaines). – ISBN 978-2-336-00625-3 : 35 €

Analyse de Marie-France BLANQUET

mfblanquet[at]laposte.net

L'IMPÉRATIVE NÉCESSITÉ D'UNE POLITIQUE ARCHIVISTIQUE

Le sous-titre de ce document donne le ton aux 416 pages qui le composent : plaidoyer pour une partie d'un grand continent, l'Afrique subsaharienne. « Pourquoi, interroge cet archiviste burkinabais, jusqu'à l'heure actuelle aucun pays d'Afrique subsaharienne ne dispose concrètement de stratégie nationale en matière d'archivage des documents d'Etat ? ». Le volume documentaire est important et en croissance constante. Pourtant, non traités, les documents qui le composent risquent de disparaître à jamais.  Et les traiter exige des compétences  et des moyens qui ne sont pas toujours au rendez-vous.

La résolution du problème passe par une planification rigoureuse, but de ce travail découpé en six parties.

Exposé sur les nécessités du changement s'applique à établir les responsabilités de tous les acteurs impliqués dans la gestion des archives d'un Etat et les raisons organisationnelles comme scientifiques et culturelles de la nécessité de bouleverser le "non ordre" établi.

Les acteurs potentiels ou réels, institutionnels ou associatifs, qui peuvent apporter dans une action collective le changement sont présentés dans la deuxième partie avec beaucoup de minutie, avec leurs rôles respectifs et leurs complémentarités.

Les piliers du changement nécessitent la révision des lois nationales des archives et l'intégration de la communication archivistique dans les politiques nationales d'information et de communication pour le développement.

L'auteur enchaîne, dans la quatrième partie, l'explicitation des démarches à suivre et des méthodes à utiliser pour marcher vers le changement. Il s'agit, d'une part, de la budgétisation des services d'archives par différents acteurs et, d'autre part, de la mise en œuvre d'un  plan d'urgence au profit des fonds d'archives non organisés, selon les  recommandations de  l'Unesco.

La cinquième partie concerne la création et la promotion d'une Organisation africaine pour le développement des archives, en relation avec le Conseil international des archives, présenté comme un modèle et une source d'inspiration.

Cette étude menée avec beaucoup d'intelligence et de conviction s'achève par un courrier, sorte de lettre ouverte adressée au Président du Burkina Faso. L'auteur tente de convaincre ce haut personnage d'Etat de l'impérative nécessité d'avoir dans tous les pays africains, et en particulier au Burkina, une politique cohérente sur les archives nationales.

Enfin, dans la conclusion générale,  Boubakari Gansonre récapitule les actes et les recommandations à suivre pour que ce plaidoyer trouve sa concrétisation dans la gestion responsable des archives en Afrique.

L'auteur maitrise parfaitement son sujet et fait preuve d'une connaissance lucide du terrain sur lequel il évolue. Il  sait dire avec une grande pudeur la détresse mais aussi l'espérance, à l'origine de son travail. Il exprime à travers toutes les lignes de son ouvrage sa foi dans les archives, sa conviction de leur intérêt pour la bonne marche des nations. Le lecteur le suit sans difficulté dans son immense plaidoyer. En sera-t-il de même pour les décideurs ? Ils ont, aujourd'hui, grâce à cet ouvrage, mais aussi à d'autres études dont notre revue s'est fait l'écho, toutes les clés en main.



Rédigé par ADBS

mise à jour le 25 septembre 2013


L'ADBS sur les réseaux sociaux

NOUS SUIVRE
    

PARTAGER CETTE PAGE

haut de la page

ADBS.fr - Site du premier réseau européen de documentalistes