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Gestion des connaissances / Knowledge management

Le Manuel du knowledge management : mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur / Jean-Yves Prax

3e éd. - Paris : Dunod ; Polia, 2012. – XII- 514 p. – (Stratégies et management). - ISBN 978-2-10-057558-9 : 48 €

publié le 27 janvier 2014

Analyse de Marie-France BLANQUET

mfblanquet[at]laposte.net


L'IMPORTANCE DE L'HUMAIN DANS L'ENTREPRISE

La revue Documentaliste-Sciences de l'information s'est fait l'écho[1] de la première édition de ce manuel rédigé par Jean-Yves Prax, maître de conférences à l'ENA. Ce document et son auteur sont devenus depuis des références dans le domaine du KM.

La deuxième édition en 2007 avait apporté un changement significatif dans le sous-titre, remplacé par « Mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur » et conservé dans la présente édition. Il souligne la volonté forte et permanente de l'auteur pour dire l'importance de l'homme dans l'entreprise. Car celle-ci « n'a jamais reconnu l'Homme ». Depuis toujours, « elle ignore l'individu ». Cela doit changer : dans l'entreprise du XXIe siècle, un nouveau contrat social doit être réinventé où le salarié obtient la reconnaissance de la paternité de ses idées et inventions, valorise son propre capital d'expériences professionnelles et reste maître de ses relations personnelles. L'entreprise qui accorde au KM la place qui lui revient renoue ainsi avec son étymologie : « entre-prendre ». Elle est constituée par « une association de personnes partageant un projet, des valeurs, mettant en commun leur expertise, leur énergie, leur talent pour performance collective ». Cette troisième édition garde la structure générale des deux premières en centrant les données nouvelles sur l'importance des réseaux sociaux et des possibilités ouvertes par le web 2.0.

 Elle est constituée de deux principales parties destinées à des lecteurs différenciés. La première partie intitulée « Les enjeux et concepts du knowledge management » s'adresse davantage aux « théoriciens ». Elle porte sur les définitions, le marché mondial du KM, les attentes des acteurs du terrain. Elle propose une analyse des causes les plus fréquentes des échecs des démarches du KM  et une réflexion approfondie sur le concept de connaissance. Enfin, avant de répondre aux « Faq », l'auteur explore les dimensions humaines du KM en insistant sur le rôle central de la confiance dans le partage des connaissances.

La deuxième partie « Méthodes, outils et pilotage du knowledge management » est beaucoup plus concrète et pratique. Elle s'adresse aux personnes qui ont la charge d'une démarche KM. « Pourquoi voulez-vous faire du KM ? » Le chapitre 6 s'efforce de répondre à ce questionnement. Les deux chapitres suivants sont consacrés aux méthodes et aux outils du KM. Le professionnel de l'information les lit avec beaucoup d'aisance, principalement quand il reconnait méthodes et outils présents dans son environnement professionnel (indexation, classification, thésaurus, etc.). Le chapitre 9 focalise son regard sur ce qui fait la réelle nouveauté de cette 3e édition : « Réseaux sociaux, communautés de pratiques et développement des compétences ». Cela permet à l'auteur d'insister sur l'importance de l'homme et des hommes au sein de l'entreprise. Le chapitre 10 qui clôture cette longue étude propose un récapitulatif des étapes à parcourir pour passer du projet à la réalisation du KM.

Une bibliographie, un index alphabétique ainsi que des études de cas confirment le souci de l'auteur pour son lecteur. Dans ce cadre, il multiplie dans son texte, des exemples, des illustrations, des récapitulatifs schématisés.

Le professionnel de l'information, et plus particulièrement le professeur-documentaliste, reconnaît dans ces pages les principales problématiques liées à ses fonctions et missions. Par ailleurs, les réflexions sur des concepts fondamentaux (information, données, compétence, connaissance, etc.) sont particulièrement intéressantes. On peut regretter toutefois que le documentaliste ne soit jamais nommé quand ses méthodes et outils sont présentés. Ils sont explicités de façon très rapide et, parfois, très particulière. Aucune référence bibliographique n'est donnée pour savoir où J.Y. Prax a trouvé que le classement chronologique, alphabétique sont des langages classificatoires ! L'auteur ne donne aucune source (ce que confirme d'ailleurs la bibliographie) permettant de comprendre comment documentation et gestion électronique de document sont totalement confondues.

Cependant, même si le KM documentaire n'est pas entièrement satisfaisant, cette somme retient l'attention et mérite d'être lue. Elle permet aux professionnels de l'information et de la documentation de comprendre les relations de proche voisinage qu'il a -ou devrait- avoir avec le knowledge manager dans l'entreprise.


[1]Documentaliste-Sciences de l'information, 2005, volume 42, numéro 1, p. 69



Rédigé par ADBS

mise à jour le 27 janvier 2014


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