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Document numérique

La médiation numérique : renouvellement et diversification des pratiques. Actes du Colloque « Document numérique et société », Zagreb, 2013 / coord. par Joumana Boustany, Évelyne Broudoux et Ghislaine Chartron

publié le 22 avril 2014

Bruxelles : De Boeck, 2014. — 251 p. — (Information & stratégie, ISSN 2295-3825). — ISBN 978-2-8041-8227-4 : 35 €

Analyse de Joachim SCHÖPFEL
joachim.schopfel[at]univ-lille3.fr

  DES TRAVAUX ORIGINAUX ET FÉCONDS

Ceux qui connaissent déjà les conférences « Document numérique et société » liront de toute manière ce 4e volume. Pour les autres, c'est l'occasion de découvrir des travaux originaux, variés mais toujours intéressants.

Petit rappel : depuis les rapports du réseau thématique RTP-DOC il y a dix ans, chercheurs et professionnels de l'information ont organisé trois conférences Document numérique et société en 2006, 2008 et 2010, dont les actes constituent une bibliothèque riche et unique sur le document, en particulier dans sa dimension sociale, économique et politique. Cette 4e conférence, consacrée à la médiation numérique, a pour objectif de « contribuer à éclairer les transformations, les nouvelles donnes pour la médiation des documents, de l'information et plus largement des contenus dans des contextes variés ». Médiation désigne le fait « de mettre en relation des ressources et des usagers ». Le concept concerne les dispositifs, métiers, interfaces et usagers aussi bien que le document lui-même.

Les dix-sept communications de la conférence - certaines en anglais mais la plupart en français - sont organisées en cinq parties.

Transformations numériques : la première partie contient propose trois travaux sur les archives numériques et le records management, sur le rôle des jeux multimédias dans la découverte des collections patrimoniales et sur l'impact de la numérisation sur la relation entre le document et son utilisateur.

Médiation et réseaux sociaux : comment organiser les connaissances de l'entreprise dans un environnement 2.0 avec le collaborative tagging ? Comment appliquer de l'observation participante (crowdsourcing) comme protocole d'enquête ? Comment utiliser Twitter pour une pédagogie active dans le cadre universitaire ? Et comment gérer son identité numérique quand on fait de la veille économique ? Ce sont quelques questions posées par les travaux de la deuxième partie.

Médiation et open access, open source : la troisième partie présente deux travaux originaux, l'un sur la création d'un portail open source dans le domaine de la santé publique, l'autre sur HAL. Cette dernière étude, signée par Camille Prime-Claverie et Annaïg Mahé, s'intéresse à la mise à disposition du document sur le serveur comme forme initiale de la médiation : « Qui en sont les acteurs, quels types de ressources mettent-ils à disposition et comment ? ». L'étude confirme les différences disciplinaires et constate « la complexité et la diversification du paysage naissant du libre accès à l'information scientifique ».

Veille, édition ; renouvellement de pratiques : un peu composite, la quatrième partie réunit une analyse de l'édition historique dans l'environnement des humanités numériques, une étude sur la médiation dans les métiers de veille (médiation du document, du contenu, de la diffusion et des usages), une enquête sur la diversification des profils de veilleur et une analyse bibliométrique sur les références dans les thèses en sciences de l'information.

Documents et interfaces : la dernière partie, plus technique que les précédentes, analyse les serious games sous l'aspect de la médiation, en mettant l'accent sur la cartographie. Elle enquête sur les pratiques de la recherche d'images et évalue la satisfaction des usagers d'un système d'information avec des outils interactifs du e-learning. Elle se termine par une réflexion sur « l'expérience web » de l'utilisateur qui passe d'un web « immersif » vers un web « émersif [qui] s'installe dans le quotidien au détour de nos différents cordons ombilicaux numériques ».

« Faire du document un objet principal de recherche, en croisant les apports partiels des uns et des autres » : c'était l'objectif du réseau RTP-DOC. Les actes de ce dernier colloque apportent la preuve de la fécondité de cette approche.


Rédigé par ADBS

mise à jour le 26 juin 2014


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