Accès direct au contenu

English flag English

Recherche avancée

ADBS
L'association des professionnels de l'information
et de la documentation


Vous êtes ici : Accueil > Accéder à la doc professionnelle > Nous avons lu...

La Gestion de la documentation juridique. Stéphane Cottin

Un ouvrage qui répond au souci de rendre la loi intelligible et accessible

publié le 17 octobre 2011

La Gestion de la documentation juridique. Stéphane Cottin. - Paris : Librairie générale de droit et de jurisprudence, Lextenso éditions, 2011. – XV-252 p. – (Systèmes). – ISBN 978-2-275-03534-5 : 28 €

Maîtriser la notion de document juridique, en apprécier les contours et savoir le localiser, c'est ce qu'il convient de faire en amont pour retrouver, dans les meilleurs délais, celui qui nous sera utile. Cet ouvrage va nous y aider. Le droit irriguant tous les secteurs d'activité, ce manuel rejoindra avec profit les usuels des juristes, lesquels y trouveront des pistes de réflexion sur la question, tout comme la documentation d'autres professionnels pour qui il constituera un point de repère extrêmement utile.

Où l'on s'aperçoit que ce document juridique que l'on croit connaître prend de multiples formes. Pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur les premiers points exposés : les diverses divisions du droit, la variété de ses sources et la diversité de ses supports matériels et immatériels. Nul étonnement alors de découvrir qu'il a été nécessaire de développer toute une panoplie d'outils et de méthodes d'apprentissage de la documentation juridique.

Le document juridique cerné, il convient de le classer, lui et les gisements de données juridiques. Voilà des problématiques bien connues des professionnels de l'information. Où l'on parle de notices bibliographiques, de l'œuvre et de ses expressions, du fond et de la forme du document ainsi que du cycle de vie de l'article de périodique. On y découvre une nomenclature permettant de maîtriser la variété des documents et souligne les difficultés rencontrées pour quantifier les documents juridiques, ne serait-ce que pour faire la part entre flux et stock. Le panorama n'aurait pas été complet si l'on n'avait pas quantifié les juristes. Les voici circonscrits, eux aussi, dans toute la gamme de leurs métiers. Et pour clore un chapitre déjà riche, on trouvera des listes de méthodes et d'aides à la rédaction de documents, des règles en matière d'abréviations et, point essentiel, plusieurs pages consacrées aux méthodes de citation.

À l'heure où les TIC sont incontournables, ajouter un glossaire juridique et des références sur le jargon informatique était une bonne entrée en matière au deuxième chapitre consacré à la documentation juridique. Stéphane Cottin ne pouvait manquer d'ajouter quelques pages sur l'ordinateur et le bureau virtuel « idéaux ». Il convenait, bien sûr, de dresser un historique de l'Internet, de distinguer courriel, usenet et Web, d'éclairer l'origine de divers corpus, d'ajouter quelques mots sur les moteurs de recherche et les prospectives, de faire un zoom sur le web 2.0 et le web des objets. Toutes ces notions peuvent alors être appliquées au droit, sans négliger les perspectives données pour sa valorisation en France et à l'étranger, en élargissant le champ à celui des données publiques, une question qui fait l'objet de toutes les attentions en ce moment.

Suit un retour à la recherche documentaire, à la « lente construction d'un statut de la donnée juridique » et les opportunités offertes par les bases de données pour assurer les principes d'intelligibilité et d'accessibilité du droit. L'auteur y présente, tout naturellement, le Service public de diffusion du droit par l'Internet, avec un regard toujours utile sur les expériences étrangères. Le point pratique qui clôt le chapitre a trait aux méthodes de localisation des ressources, qu'elles soient papier ou numériques, et à ses évolutions vers un effacement progressif des zones grises.

Dans un chapitre consacré à la « maîtrise de la recherche documentaire », l'attention se porte sur les listes de mots clefs, les thésaurus et les ontologies juridiques et, en matière de veille documentaire, sur la syndication et l'offre de veille. Après un point sur la recherche dans Légifrance et les diverses alternatives, l'accent est mis sur les licences de rediffusion et sur la légistique (manière d'écrire le droit) lorsqu'elle est assistée par ordinateur, tant pour les normes, la jurisprudence que la doctrine. La question méthodologique, qui signale la fin d'un chapitre, concerne ici l'autoformation.

Une dernière partie évoque les débats relatifs à l'accès libre au droit, à la maîtrise des coûts d'accès à l'information, à l'identité numérique sur le web 2.0, aux blogs et aux réseaux sociaux et à l'impact sur le document juridique du contrôle de l'Internet, soit autant de thèmes qui mériteraient des développements à part entière.

Puisque ce guide se veut pratique, il propose aussi des recommandations tout à fait utiles en conclusion et une extraordinaire bibliographie, qui pourrait servir de modèle à tout documentaliste.

Voici donc un ouvrage qui répond très certainement au souci de rendre la loi intelligible et accessible !

Michèle Battisti
michele.battisti@adbs.fr


Rédigé par ADBS

mise à jour le 14 novembre 2011


L'ADBS sur les réseaux sociaux

NOUS SUIVRE
    

PARTAGER CETTE PAGE

haut de la page

ADBS.fr - Site du premier réseau européen de documentalistes