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Caroline Lefranc, iconographe indépendante en région Aquitaine

publié le 19 octobre 2009

« Quand on fait de la documentation Image, il faut savoir être polyvalent ! »

Caroline Lefranc

Caroline Lefranc

Caroline Lefranc s'est installée comme iconographe indépendante dans la région Aquitaine il y a cinq ans, après avoir travaillé pour diverses entreprises liées à la photographie. Adhérente de l'ADBS, elle a créé dans sa région un groupe Audiovisuel* qui rassemble les professionnels documentaires du son, de l'image et du multimédia.

 Comment avez-vous été formée à ce métier ?

Au départ, j'ai une formation de graphiste. A l'occasion d'une reconversion en 1996, je me suis orientée vers la documentation (année spéciale à l'IUT Michel de Montaigne à Bordeaux) et tout de suite, j'ai pensé me spécialiser dans le domaine de l'image. A l'époque, j'étais à peu près la seule à être intéressée par l'image !

A l'issue de cette formation, j'ai effectué un stage dans un studio de photo qui devait « remettre en état » la photothèque du conseil régional et je suis finalement restée dans l'entreprise ! Pour gérer à la fois cette photothèque et leur fonds propre. Ce studio était très à la pointe en matière de numérique et j'ai pu me familiariser avec les nouvelles technologies liées à l'image. Par la suite, j'ai monté une entreprise avec un photographe où j'ai mis en place le système d'archivage des photos de nos clients, j'effectuais des recherches iconographiques mais également des missions ponctuelles d'enrichissement de photothèques.

Aujourd'hui, vous travaillez comme indépendante. Vos missions se sont-elles diversifiées ?

Oui, effectivement, il y a vraiment des aspects très différents dans le métier et en documentation Image, il faut savoir être polyvalent : le documentaliste audiovisuel est amené à faire du conseil dans le cadre d'une photothèque ou d'une médiathèque (mise en place de bases de données iconographiques par exemple), à faire de la prestation de services (enrichissement de fonds audiovisuels, participation à des projets multimédias), et puis à pratiquer la recherche iconographique proprement dite qui consiste en de la recherche d'images, de visuels et qui demande à bien connaître les sources.

La recherche iconographique représente un aspect important du métier ?

En région, il y a assez peu de missions de recherche iconographique, j'ai pour ma part élargi ma palette d'activités en m'intéressant à tous les aspects documentaires d'un fonds audiovisuel (gestion, organisation, classement, recherche, etc.) et les missions de conseil ou d'expertise sont devenues une part importante de mon travail.

Sur le plan documentaire, l'image demande un traitement spécifique...

En effet, c'est assez différent de la documentation « classique ». Il faut d'abord maîtriser l'aspect technique lié à l'image (format, poids des images, éventuellement retouche, etc.). L'indexation des images est particulière puisqu'il faut décrire ce que l'on voit ; mais au-delà de la description classique, nous devons exprimer des concepts (le bonheur, la joie, la tristesse, etc.). Les gens utilisent plus volontiers ces notions pour leur recherche de visuels. Le choix s'effectue le plus souvent par élimination : l'iconographe propose un jeu de photos et le client opère sa sélection pour retenir le visuel le plus pertinent doublé de qualités esthétiques.

La gestion des droits fait également partie intégrante du métier d'iconographe. La négociation se fait entre les producteurs d'images et l'utilisateur final, le client, souvent conseillé par l'iconographe. Des demandes de droit d'utilisation pour des usages précis sont établies, un devis est alors proposé et s'il est accepté par le client, ce dernier commande l'image. Des contraintes sont souvent imposées par le client : il m'est arrivé par exemple qu'on me demande de faire une recherche dans une seule banque d'images pour bénéficier d'une remise ou de choisir des photos issues uniquement de bases institutionnelles et libres de droit.

Quelles sont d'après vous les qualités pour exercer ce métier ?

Il faut être extrêmement réactif, très curieux pour savoir élargir ses sources et ne pas avoir peur de la négociation. D'autre part, il faut savoir être persévérant parce qu'il n'est pas facile de dénicher les images qui correspondent exactement au besoin du client et cela demande beaucoup de temps. Il ne faut pas se décourager... La lecture de l'image par le client est beaucoup plus rapide que la recherche de cette même image !

Vous avez d'ailleurs des contacts aves de futurs professionnels...

Oui, j'enseigne dans le cadre d'une licence professionnelle Ressources documentaires et bases de données Image animée, image fixe et son (RDBD) à l'IUT Michel de Montaigne à Bordeaux. Cette licence, proposée après un DUT en documentation ou une autre formation, a été créée il y a déjà quelques années. A l'issue de leur formation, je conseille toujours à mes étudiants la mobilité, car à Paris sont concentrées les offres d'emploi mais également les offres de stages, de plus en plus en nombreuses dans le domaine lié à l'image. Sans doute parce qu'avec l'image numérique, qui apporte une certaine facilité, les fonds iconographiques ont tendance à se développer rapidement. Il faut ensuite savoir les gérer, les organiser, les mettre en valeur... Un professionnel de l'image possède évidemment les compétences nécessaires...

 

*Site du groupe Audiovisuel de l'ADBS Aquitaine Doc.Ico.Bx


Interview réalisée le 15 octobre 2009

Rédigé par ADBS- L'ASSOCIATION DES PROFESSIONNELS D

mise à jour le 19 octobre 2009


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